HISTOIRE DE LA F.I.O.E.
La FIOE fut fondée le 28 novembre 1891 à St-Louis au Missouri, par un groupe de dix délégués représentant 286 membres oeuvrant dans l’industrie électrique.
L’augmentation exponentielle de la consommation électrique a entraîné une augmentation du nombre d’électriciens. L’urgence de leurs besoins et le fait de travailler dans des conditions déplorables, a contribué à cette ruée vers le syndicalisme.
Au cours de la décennie de 1890, le travail était très dur, les heures interminables, pour un salaire minime. Il n’était pas rare de voir un monteur de lignes risquer sa vie en travaillant 12 heures par jour, sept jours par semaine, sur des lignes à haut voltage et ce, beau temps mauvais temps, pour un maigre salaire de 15 à 20 cents l’heure. Un salaire de deux dollars cinquante par jour était considéré comme un excellent salaire pour un électricien et plusieurs ont même dû se résigner à travailler pour $8.00 par semaine.
Depuis ses modestes débuts en 189l, la FIOE a toujours été fière de la participation de ses membres et de la démocratie instaurée dans les sections locales affiliées. Les sections locales établissent leurs propres statuts, règles générales et politiques, en accord avec la constitution de la FIOE. Elles ont une entière autonomie sur l’élection de leurs dirigeants permanents, représentants ainsi que les membres du comité exécutif et elles doivent aussi négocier les conventions collectives avec les employeurs. Les sections locales sont incitées à se fixer des programmes pour l’avancement de leurs membres et de la FIOE.
La FIOE représente environ 725,000 membres à travers le monde. La section locale 93 FIOE – à Ottawa (maintenant S.L. 586) fut la première S.L. à obtenir sa charte au Canada, le 20 décembre 1899. La FIOE compte actuellement 89 sections locales très diversifiées, représentant 61,500 membres répartis à travers le territoire canadien.
Nous représentons des travailleurs dans plusieurs secteurs d’activités incluant les services publics, le secteur manufacturier, la construction, les télécommunications, la câblodiffusion, la radiodiffusion et la télévision, les chantiers maritimes, le chemin de fer, les systèmes d’alarme et de sécurité, la réparation d’appareils électroménagers, les ateliers de moteurs, d’enseignes électriques, les usines de pâte et papier, l’industrie minière et le gouvernement.
Pendant plusieurs années, la FIOE a eu la chance de pouvoir compter sur un véritable leadership progressif au Canada. Le confrère John Raymond a été Vice-président international de 1944 à 1963. Membre de la S.L. 773 à Windsor en Ontario, il a travaillé plusieurs années comme électricien dans l’industrie de la construction. Il a ensuite été élu dirigeant de cette S.L., puis il fut nommé Représentant international de la FIOE avant de devenir Vice-président de la FIOE pour le Canada.
Le confrère William Ladyman, un monteur de lignes de la S.L. 435 a succédé au confrère Raymond à titre de Vice-président international et est demeuré en fonction jusqu’à son départ pour la retraite en 1973. Bien qu’il soit décédé, le milieu syndical canadien se souvient encore du confrère Ladyman reconnu comme un ardent défenseur de la justice et un protecteur de l’industrie électrique. Ken Rose, un électricien de l’industrie du chemin de fer, lui succéda en introduisant son propre style de leadership. Reconnu pour ses discours passionnés pour la FIOE, Ken était un vrai syndicaliste et il fut élu à la fonction de Vice-président en 1974, réélu en 1978, en l982 ainsi qu’en 1986. Suite à un conflit entre les syndicats des métiers de la construction et le Congrès du travail du Canada, le confrère Rose a contribué à la formation de la Fédération canadienne du travail, en 1982. En 1987, le confrère Ken Woods devenait Vice-président et il est demeuré à la tête de la FIOE au Canada jusqu’en octobre 1997. Peu de dirigeants ont réussi à égaler la passion de Ken pour la FIOE ainsi que pour les travailleurs du Canada. Il a largement contribué à ramener la FIOE et plusieurs syndicats des métiers de la construction au sein du Congrès du travail du Canada, après une absence de 15 ans. Le confrère Don Lounds lui succéda au poste de Vice-président international et tout comme ses prédécesseurs, il a démontré qu’il était un grand leader durant son mandat.
Depuis le mois d’octobre 2003, Phil Flemming occupe la fonction de Vice-président international; il est le dirigeant principal de la FIOE au Canada. Les mises en candidature et l’élection à cette fonction par les délégués de nos sections locales canadiennes, ont lieu à tous les cinq ans lors du Congrès international. Le représentant canadien au Conseil exécutif international y est aussi élu. Rick Dowling occupe présentement cette fonction.
Le Vice-président Flemming convoque à chaque année la Conférence canadienne de la FIOE, [IBEW All Canada Progress Meeting] qui a lieu dans divers endroits au pays. Discussion, formation et débat constituent le noyau de cette Conférence visant à l’avancement de notre industrie et l’augmentation de l’implication de nos membres et des sections locales dans le mouvement syndical canadien et dans la société en général.
Au Canada, la FIOE a mis l’accent sur des programmes pour la formation syndicale générale, la syndicalisation, la participation dans des régimes d’avantages sociaux, et incite aussi les sections locales à instaurer des comités d’éducation politique, de santé et sécurité et de formation.
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